Archive for février, 2007

Au son d’un 14 février

Mercredi, février 14th, 2007

Peut-être est-ce le vent d’hiver qui souffle beaucoup de neige sur le Québec aujourd’hui, non que je ne me cherche une excuse valable à virer dans le commercial pas très original, ou encore est-ce un vague à l’âme sentimental qui me pousse à lancer la ligne……..de mon clavier jusqu’à vous, je succombe à la loi de la moindre résistance:

Bonne St-Valentin à tous et à toutes.

Que vos rêves les plus chers d’amour se réalisent.

Que vos désirs les plus fous d’amour se concrétisent.

Que vos espoirs les plus intenses d’amour vous électrisent.

Avec une pensée toute spéciale en Mauricie pour:

 Céline,  

JOYEUX ANNIVERSAIRE!

De l’amour grand comme le Monde, mes chéris!

Au commencement, il y eut une pomme (entre parenthèses)

Vendredi, février 9th, 2007

Avant la MacIntosh d’une bouchée croquée, il y eu la Granny Smith d’un fabulous vert.

Puisque Apple de Ipod s’est réconcilié avec étiquette Apple des Beatles et que le second ci-mentionné fut en réalité le premier, je me demande bien comment le titre de mon histoire à suivre va survivre.

Essai de titre revu et corrigé: Au commencement, il y eut une pomme croquée.

Me voilà parachutée entre Ève et Adam, ma foi! De me siffler le serpent.

Murphy dit: “Sous pression, les choses empirent”. Et j’en réfléchis qu’après tout, une pomme est une pomme et comme les flocons de neige sont tous différents, pourquoi les pommes ne le seraient-elles pas. Les roses aussi sont toutes différentes, Le Petit Prince a dit.

Et je peux continuer en disant que tous les êtres vivants sont différents. Quoique je m’éloigne de plus en plus du sujet.

Je conviens donc de conserver le titre original. Puisque mon histoire est unique (comme la rose du Petit Prince). Je n’y peux rien, veuillez m’en excuser, j’aime “St-Ex”. Donc, ma pomme est différente des autres pommes.

“Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme“. C’est chimique. Je garde ma pomme. Je garde mon titre.

Pour la suite de l’histoire, je m’y applique pour très bientôt. C’est une promesse. Ne vous en faites pas, je suis différente de Newton qui un jour regarda la pomme tomber. 

Je ne laisse pas tomber l’histoire puisque je garde la pomme telle quelle est et je l’ai à l’oeil, croyez-moi.

The Secret/Le Secret

Vendredi, février 9th, 2007

Avez-vous regardé Oprah hier après-midi? Tous les invités  réunis à son émission entièrement consacrée à: The Secret.

Vous ne connaissez pas Le Secret?

Ne vous en faites pas, vous n’êtes pas les seuls. Il n’y a pas si longtemps encore, Oprah ignorait Le Secret. Ou plutôt, elle ignorait que ce qu’elle savait déjà était un secret. Dans une même journée, elle a reçu 6 messages en faisant allusion; lassée de se sentir exclue de ce qu’y se passait depuis des mois sur l’internet à propos de The Secret (j’avais moi-même déjà reçu le lien de je ne me souviens plus qui il y a plusieurs mois), elle s’est finalement résolue à acheter le DVD.

Ne vous en faites pas ici non plus, je vous indique plus bas les coordonnées pour vous le procurer et/ou en visualiser un extrait sur le site officiel, si le documentaire sur Le Secret vous intéresse.

Parmi les invités d’Oprah figuraient entre autres personnes un ancien vendeur de drogues - du temps où le cannabis était moins gold qu’aujourd’hui - converti en prêcheur après un séjour en prison, un homme qui convie une femme à accepter son embonpoint plutôt que de s’entêter à suivre des diètes qui échouent, une Australienne qui a réglé ses dettes et vaincu sa dépression et le maestro-en-chef du Bouillon de Poulet la série de livres best seller. Tous, resplendissant de bonheur, d’harmonie, de succès et de sérénité.

Quel est donc leur Secret?

Essentiellement, The Secret se résume en 3 mots:

Law of Attraction

Vous aurez saisi: la loi de l’attraction. Vous êtes ce que vous attirez à vous.

What you focus on expands

Ce sur quoi vous concentrer votre pensée est la réalité de votre vie. Vous êtes ce que vous pensez. Le Je pense, donc je suis appelle un corrollaire:  Je suis ce que je pense, car: 

Energy flows where attention goes

Éliminez les formulations négatives, exprimez vos pensées en termes positifs seulement; voyez vos désirs comme des réalités. Vos pensées sont autant de messages à l’Univers qui est Énergie et vous retourne les vibrations mêmes que vous émettez.

Vous avez un problème (qui n’en a pas!):

Visualisez ce que vous seriez et comment vous seriez sans ce problème. Décidez d’une solution, respectez-en les règles raisonnables établies par vous (et avec vos créanciers, votre conjoint, etc., s’il y a lieu) selon vos moyens aussi minces soient-ils et oubliez-le. Libérez-vous en. Vivez libres. Vivez libéré de votre problème puisque la solution est présente. Vous méritez votre liberté. Vivez votre vie sans le problème.

Vous faites votre part, l’Univers fait sa part aussi. Le Secret.

Nous méritons tous de vivre une vie harmonieuse et ce, maintenant. Pas demain, maintenant. C’est The Secret.  Au temps présent. La visualisation au présent.

Ah! Vous le connaissiez Le Secret! Vous aviez lu quelque part, entendu de quelqu’un ou constaté les bienfaits de la visualisation, de la méditation, de la spiritualité?

Les écrits sur le sujet se recoupent tous: Vivez au présent. Dans la spiritualité, sans égard à la religion puisque ces 2 mots ne sont pas synonymes. L’Univers est actuellement en  expansion spirituelle.

Malraux a bien dit: “Le XXIe siècle sera spirituel ou ne sera pas”.

Le Secret pour le succès de (pas dans) sa vie: être soi spirituellement. 

Le Secret nous invite à devenir ce que nous sommes. Le Secret invite chacun d’entre nous à être ce que lui inspire son authentique nature.  La plupart du temps à des lieux de la célébrité!

Bon! Dans notre quotidien incognito, on fait quoi?

On met en pratique une règle du 3/3.

Thoughts, Feeling and Action.

Harmonisation de 3 verbes: penser, sentir et agir.

Les 3 éléments doivent figurer 3/3 à l’unisson. Un seul des éléments manquent et tout succès vous échappe. Ou encore si j’y vais de ma version: Un seul élément vous manque et tout de votre vie est vide et dépeuplé.

À se remémorer chaque matin, au lever et à appliquer chaque jour. Recette infaillible à ce qu’on nous dit: Le Secret.

Pour voir un extrait du documentaire sur internet:

 thesecret.tv et cliquer sur: The Trailer.

Soyez vigilants. Il vous sera demandé si vous désirez visualiser “once only” ou “every time“; ne faites pas comme moi sur “once only” :je n’y ai plus accès sur mon ordinateur. Vous me direz, c’est simple à comprendre, mais le doigt glisse vite parfois et il en est fait du “once only“. À moins qu’il y ait un autre secret que j’ignore.

Ah! Vous vous demandez comment va ma vie depuis hier! Elle est au beau fixe, merci!

Je m’applique maintenant à identifier mes 3 éléments (remarquez le temps présent). J’ai le plan de mon moi qui se précise.

Maintenant, vous connaissez vous aussi Le Secret.

 

Au commencement, il y eut une pomme (la suite).

Jeudi, février 1st, 2007

1991. Non,  mais vous n’alliez tout de même pas vous imaginer qu’une telle armée de conquistadors informatiques qui va chercher dans les 5-6 chiffres $ pour le kit complet-studio-de-design allait régler les problèmes de planification, contraintes de gestion, migraines de budgétisation, carences d’organisation, “technicalités” de production et surcharges de pression!

Pas si vite aux conclusions!

Honnnnnnnnnnnnnn! Non!

S’il y avait juste que depuis, c’est pas mieux qu’avant, ce serait pas si pire! Mais, y’a que l’état actuel des lieux est pire que le pire que j’avais vu venir!

Alerte rouge! C’est l’insurrection! 

C’est pas un moteur plus puissant qui rend les virages plus faciles à négocier. N’importe qui roulant en carosse le sait: un chauffeur qui tourne le volant, c’est une chose;  un chauffard qui vire dans le champ, c’est autre chose.

Eh bien! Justement! Le champ! Parlons-en!

Une grande pièce joliment éclairée me tenait lieu d’office. En ce début juin, elle est totalitairement métamorphosée en champ de maïs. Oui, oui. Comme du maïs qui envahit le décor tellement bien qu’on peut y cacher ce qui ne gagne pas à être vu des autorités civiles. Eh bien, si j’atteins le mois d’août avec tous mes morceaux, je somme la tête d’un épi bien tactilement placé au premier malvenu qui d’aventure prononce jusqu’à mes oreilles le mot pomme

J’y vois carrément plus rien, moi, à travers ce champ de bataille de papyrus en amoncellement progressif…

Ma mission se réduit maintenant à sa plus simple expression: me sortir indemne des tirs de révisions à répétition lancés par le chargé de compte, le rédacteur, le client, le traducteur, l’infographe et le directeur artistique, dans l’ordre et/ou le désordre. 

Garder du lest, rétablir un semblant de contrôle de la situation et récupérer mon équilibre et ce, malgré l’horloge folle qui me fait perdre la boussole sur mon propre terrain.

Je suis devenue bibliothécaire de références.  Directrice dans  le “In progress”, comme ils disent. Je m’y occupe à plein temps et j’en ai plein les bras.

Ahhhhhhh!

Qu’il était charmant le temps des boards.

En soulevant la couverture Mayfair, des overlays d’un clair limpide s’y superposaient en fit parfait. Ils s’agrémentaient parfois de jolis masques rubilith oranges. Les trames judicieusement annotées dansaient leurs préférences. Les crayons feutres livraient des petits mots sur tissu onion.  Les lettres et les chiffres s’entrelaçaient en bas relief. Les photos riaient dans la foulée et les logos signaient leur fierté.

C’était l’avant. L’avant de quand les arts graphiques jouaient dans la même cour de récréation que les arts plastiques et avec eux.

Je m’égare. Quel heure est-il?

Des piles de copies lissées de noir monochrome se battent entre elles pour la première position, là où je m’affairerai.  Des monceaux d’épreuves relues ou à l’être rivalisent en hauteur. Les retards s’accumulent. Je cherche mes stylos. Par monts et par vaux. Je me fraye un chemin. J’en suis où?  Je vois plus l’fond. Je vois plus l’bout.

Tom, le patron, s’étire le cou en travers du cadre de porte de mon bureau tout en me fustigeant du regard. 

- On était pas supposé sauver sur le papier avec les ordinateurs?

- Tu parles sérieusement?

Pour couper court, je prétexte une urgence et m’empare du téléphone.

- Claude, tu sais, pour la brochure 16 pages, j’ai une correction en couvert 2 et une autre en page 5; je rajoute 100 $ au bon de commande, çà va?

- Écoute, je suis au centre-ville. Dans 10 minutes, je pourrais être rendu à ton bureau. Faut que j’t'explique quelque chose.

- Bon, si tu veux! Pour le changement… 100 $… tu m’as pas répondu…

- Ben, c’est de çà dont j’veux t’parler. Tu restes à ton bureau?… Attends-moi, j’arrive!

Je crois bien qu’ il était plutôt dans le Vieux-Montréal et même en bas de l’immeuble, mon Claude! Je fais 3 tours sur moi-même, j’aspire 2 bouffées d’air à papier quand  Nicole, la réceptionniste, sonne à mon poste pour m’annoncer son arrivée.

- Regarde-moi bien. Je vais te faire une p’tite démonstration. Tu vas tout comprendre.

Claude dépose sa “livre de beurre” de 10 livres sur ma planche de “gratte-méninges” et saisit une enveloppe Kraft 12 x 18 adossée à un mur.

 - Dans ma main gauche, je tiens les films négatifs de ta job. Au bout de ma main droite, y’a ta poubelle. C’est tout ce que je peux faire avec tes films maintenant.

dit Claude, alors que ladite poubelle accuse le choc d’un soudain débordement.

Puis, Claude claque ses paumes de main l’une contre l’autre, les introduit dans les poches de son pantalon, bombe le torse d’une brève inspiration, relève la tête dans ma direction, un rictus aux commissures des lèvres et surveille ma réaction.

(silence)

- Tu dis rien?

(silence)

Deux boules de billard sous mon front interrompent leurs battements de cils alors que ma pochette à paroles attend la numéro 8.

(fin de la deuxième partie)