Sur la rue St-Charles en passant
Elle s’arrête. Sans coup de vent. Le pas assuré d’une femme qui prend son temps, une femme qui prend le temps de respirer, qui prend le temps de respirer par le nez, comme on dit. Marie qui prend le temps de vivre, de vibrer, d’être elle, telle quelle, attachante… car elle est vraie, si vraie. Elle passe, tout simplement, elle passe et s’arrête déposer un colis. Je la reconnais au travers de la vitre de la porte française et chantonne: “Bonjour Marie”. Elle poursuit la chanson…sur les paroles que j’avais oubliées. Nos yeux en sourire se rencontrent. Nous échangeons idées, sentiments, pensées, rêves et expériences. En totale synergie. Une heure s’écoule comme il en est d’une minute. Marie est une femme merveilleuse d’écoute et d’authenticité.
Elle prépare l’été de “La Grosse Ballerine” à la salle Carpe Diem dans le Vieux-Longueuil, à compter du 21 juin. Elle s’offre ce passage en cadeau et met en scène sa vérité par tranches. Une observation effervescente de la vie tournée en dérision.
Marie, Codebecq en passant , avec un “c” devant le “q” , m’a conquise. “c” et “q” comme dans par”c”e “q”ue je sens l’urgence de vous en parler même si je tire l’exercice de l’orthographe par les cheveux… Mais il y a que le ”c” de Codebecq, et puis tiens, il y a que le “C” du début aussi, a 35 ans de métier derrière les cordes vocales et que (le “q” de Codebecq) , cette Marie qui m’habite depuis son passage rue St-Charles s’exprime aujourd’hui tel un passage obligé et nécessaire. Cette chaleur qu’elle dépose en mon coeur , je désire ardemment que d’autres aussi en ressentent le baume. C’est pourquoi je prends le temps de vous la présenter. Retenez bien: Nom de “Code“: “bec” avec un “q“. C’est: Codebecq, Marie de son prénom.