Des outardes s’en revenant

outardes.jpgPendant qu’une envolée cacardante d’outardes - bernaches si l’on préfère - s’en revenant attire mon regard au ciel , je pellette la neige - Encore! - sise sur le terrain  avant de la maison.  Cette opération à grand déploiement de glace concassée vise à  préserver le gazon des moisissures -suivant les dires de certains experts, c’est une recommandation - ( ce qui reste à valider)  et je me demande: “Mais qu’est-ce que ça va être cet été comme jardin?”!!!!!

Pendant que j’en suis toujours à me reformater la question, un courriel de ma cousine de l’ouest de l’ile de Montréal m’annonce l’arrivée imminente (d’ici une quinzaine) des Pool Boys. Alors - comme si je ne me posais pas assez de questions de même - je me dis: ”Non, mais on vit-tu dans le même pays?”!!!!!

Tiens, l’idée m’en prend d’aller me détendre. Et quand le soleil plombe ses rayons sur la cour, quoi de mieux que d’étendre une fraîche lessive sur la corde à linge. Y’en a qui se détendent en repassant le linge, moi c’est en le faisant pendre sur ma corde à linge - Oh! moi, la chanceuse, j’en ai une corde à linge! Bon! Dansant sur un pied et puis sur l’autre en steppettes d’évitement des amoncellements glacés sur le patio OH!OH!OH! - voilà qu’un autre doute s’installe: “Si la corde lâche, je devrai chausser les bottes ou me vêtir d’un wet suit de piscine pour récupérer jeans, bas et pyjamas?”!!!!!

“As-tu fait ton ordinaire?” disait ma grand-mère. C’est qu’il n’y a plus grand chose d’ordinaire maintenant, grand-mère. Et si je viens de repeindre les murs de ma chambre couleur blé, ce n’est pas une raison suffisante pour voir se transformer mon jardin cet été en champ de patates. Parce que j’y planterai des carottes et j’aurai aussi des fraises en bac, j’attends juste qu’un ami  m’en confirme la marque; puisque, à ce qu’il paraît, ces fraises-là, je pourrai en manger tous les matins dans mes céréales, et ce, tous les matins de l’été! Non, mais c’est-y pas extraordinaire, grand-mère!

Sur ce, je m’en retourne pelleter autre chose que des nuages…

 

One Response to “Des outardes s’en revenant”

  1. Céline Says:

    Ça fait longtemps que je n’avais entendu cette expression “ton ordinaire”, ma grand-mère aussi disait ça. Tu vois comme les expressions voyagent.

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